Mining an Urban Scrapyard: The Porto di Mare Case in Milan
Exploiter une casse urbaine : le cas de Porto di Mare à Milan
Dans la banlieue sud de Milan, une zone manufacturière qui a connu de nombreux cycles d’exploitation est aujourd’hui confrontée à une perspective de transformation radicale : de la manufacture de petite et moyenne taille partiellement dediée au recyclage à de nouvelles affectations du sol et à des fonctions résidentielles. La coexistence de structures destinées à la démolition et d’une usine de recyclage de déchets de construction et de démolition (C&D) en fait un cas idéal pour étudier le (dés)alignement entre les politiques de circularité urbaine et la planification urbaine. L’article s’appuie sur une analyse de stocks et de flux de matériaux adaptés à l’échelle du projet urbain. Premièrement, il passe en revue les programmes et plans politiques liés à deux aspects clés : la mise en œuvre de l’économie circulaire dans le secteur de la construction à Milan et la régénération de cette zone industrielle urbaine. Deuxièmement, il présente une estimation originale du flux potentiel de matériaux généré dans l’étude de cas. Il décrit ensuite deux scénarios de transport différents pour leur recyclage et évalue leur impact en termes d’émissions de carbone et de consommation d’énergie. Cette analyse vise à combler les lacunes dans le débat sur l’avenir de l’infrastructure de recyclage des déchets urbains de Milan et sur les implications de la régénération urbaine en termes de production de déchets de C&D.
Mots-clés
- Déchets de construction et de démolition
- mines urbaines
- ville circulaire
- régénération urbaine