Motion de de la revue Flux

À l’instar de nombreuses revues consœurs, le comité de rédaction de la revue Flux dénonce les objectifs du projet de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). Cette réforme, comme celle des retraites, participent d’un même processus d’individualisation et de mise en concurrence des individus, collectifs et instances, et sapent toujours davantage le service public de la recherche grâce auquel les revues académiques peuvent pleinement jouer leur rôle de diffusion et de valorisation des connaissance scientifiques.

La LPPR, qui vise notamment au renforcement de la concurrence entre structures de recherche et à l’accroissement de la précarité de tous les personnels, met en péril les conditions d’exercice déjà dégradées d’une recherche indépendante et de qualité. Nous revendiquons pour tou.te.s les chercheur.se.s actuel.le.s et à venir des conditions dignes de productions libres de connaissances et sommes solidaires des revendications visant la préservation d’une retraite par répartition, un des piliers du modèle social français.

Pour ne pas pénaliser les auteur.rice.s, en particulier les plus précaires, nous décidons de poursuivre nos travaux de comité de rédaction (évaluation, suivi des numéros, …) sachant que chaque membre du comité reste libre de participer par ailleurs à la grève des évaluations et à tout autre mode de contribution au mouvement social. Nous souhaitons donc participer à rendre visible l’excellente production scientifique de ces chercheur.se.s, pour lesquel.le.s nous espérons un avenir qui ne soit pas celui de la précarité.

Comme de nombreuses autres revues scientifiques, ainsi qu'OpenEdition, et de nombreuses structures de recherche et d’enseignement, la revue Flux se déclare donc en lutte.