Desserrement logistique en Île-de-France : la fuite silencieuse en banlieue des terminaux de fret

Hors dossier
Par Laetitia Dablanc, Dina Andriankaja
Dans cet article, nous proposons d’identifier les évolutions de localisation des agences de messagerie en Île-de-France et de discuter des impacts de ces évolutions sur les mouvements de marchandises et sur les politiques locales. Nous présentons le phénomène d’étalement logistique (déplacement des plates-formes logistiques vers les banlieues parisiennes de façon plus dispersée que polarisée) qui a caractérisé ces établissements, des années 1970 jusqu’à ce jour. Nous prenons l’exemple des agences de messagerie, qui sont les terminaux servant à organiser les tournées urbaines du ramassage et de la distribution des colis. Le phénomène centrifuge de la localisation des agences de messagerie est illustré par des cartes ; une analyse centrographique a été réalisée afin de quantifier le desserrement moyen de ces agences entre 1974 et 2010. Nous utilisons l’outil du bilan carbone (le calcul des émissions de CO2 d’une activité) pour comparer les émissions de CO2 dues au desserrement logistique et les économies d’émissions permises par la politique de la Ville de Paris en faveur d’espaces logistiques urbains. Nous examinons, enfin, l’échelle régionale pour évaluer la pertinence et la faisabilité d’une politique d’aménagement des équipements logistiques franciliens.
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