Les discours de la commémoration et ses jalons monumentaux de l'entreprise : le cas de la SNCF

« Patrimoine de la communication des entreprises de réseau »
Par Nicolas Fasseur
La question de départ peut se formuler simplement : pourquoi pose-t-on des plaques commémoratives ? L’hypothèse par laquelle on peut y répondre est pour sa part complexe. Elle doit rendre compte de tensions entre mémoire et histoire, qualifier l’ancrage de la mémoire sur un territoire, esquisser enfin une typologie de la mémoire. Quand on s’intéresse au corpus très particulier et pourtant très nombreux des plaques commémoratives des conflits du XXe siècle apposées dans les emprises de la SNCF, c’est-à-dire tant dans des espaces professionnels vus de la seule communauté qui y travaille que dans des espaces ouverts au public, nous sommes en présence d’une mémoire généalogique ancrée dans l’espace privé du bâti d’une entreprise de réseau qui couvre tout le territoire national. Comment contribue-t-elle à la culture d’entreprise ? Sont-elles destinées à construire et à entretenir une mémoire propre à l’entreprise ? Sont-elles des vecteurs de culture à la SNCF ? En quoi le travail de la mémoire contribue-t-il à la culture et de qui relève cette culture ?
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