Prolongements du métropolitain et occupation du sol en banlieue parisienne

Par Miguel Padeiro
Le métro parisien tisse depuis 1970 ses prolongements vers la banlieue de manière quasiment continue. Alors que, depuis quarante ans, l’idée d’une densification préférentielle autour des infrastructures de transport s’invite de manière récurrente dans les schémas directeurs successifs, et alors que le principe en est une nouvelle fois adopté dans la version 2007 du SDRIF, il est permis de se demander si ces injonctions ont été suivies d’effets.
À partir de l’exploitation de la base de données du Mode d’Occupation du Sol (MOS, IAURIF), cet article interroge l’évolution de l’occupation du sol autour des vingt-huit stations construites depuis les années 1970. À travers l’observation des gradients d’occupation de différents types d’usages (surfaces résidentielles, économiques et vacantes) et de leur évolution sur vingt ans (1982-2003), il montre à la fois la pérennité des structures bâties et les tendances, très faibles, à une intensification différentielle des usages aux alentours des stations de métro. Mais devant la relative faiblesse de ces évolutions et l’existence pourtant réelle d’un potentiel de renouvellement des usages, nous sommes conduit à poser la question de l’opposabilité aux tiers de l’infrastructure de transport urbain comme levier d’action en matière d’urbanisation.
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