Politique des transports collectifs et démocratie locale à Los Angeles : entre participation et fragmentation

Dossier « Actions publiques à Montréal et à Los Angeles »
Par Claire Bénit-Gbaffou
À Los Angeles, la ville « fragmentée » par excellence, émerge paradoxalement un débat public d’échelle métropolitaine sur la question des transports collectifs. L’existence d’un organisme planificateur puissant (MTA), la victoire en justice d’un syndicat d’usagers devenu interlocuteur officiel de MTA, le mode de financement des transports collectifs soumis au vote des électeurs de l’aire métropolitaine, favorisent cette émergence. Toutefois, plusieurs éléments obscurcissent ce débat. L’échelle locale de participation, apparaît bien plus puissante que l’échelle métropolitaine dans le lobby auprès des décideurs : l’intervention des associations de propriétaires, notamment, est en définitive bien plus efficace dans les politiques de transport finalement adoptées. Surtout, la restructuration du service des bus, à travers la privatisation et la municipalisation des lignes, ainsi que la déconcentration gestionnaire de MTA désormais divisé en secteur, provoquent une fragmentation gestionnaire dont un des effets — et peut-être une des causes — est de rendre plus difficile les négociations du syndicat des passagers, avec des interlocuteurs désormais multiples.
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