Enjeux et gestion des interactions entre les différents réseaux d'infrastructure

Dossier « Le développement durable des réseaux techniques »
Par Rae Zimmerman
La croissance des interactions entre les réseaux d’infrastructures a été concomitante à la fois de la densification des grands centres urbains et de l’expansion démographique à la périphérie de ces centres urbains. Une meilleure compréhension de ces modèles de développement est essentielle vis-à-vis des services rendus par les réseaux aux populations. Trois formes d’interactions entre et au sein des réseaux d’infrastructures et des systèmes sociaux qu’ils desservent sont cruciales du point de vue de la gestion des effets négatifs potentiels de ces réseaux : l’interconnectivité, la redondance et la connaissance du système. L’interconnectivité tant spatiale que fonctionnelle est à la fois un facteur de risque (interdépendances négatives) et un élément essentiel à la fourniture de services coordonnée et à faible coût. Interdépendances spatiales et fonctionnelles se produisent d’ailleurs souvent simultanément : ainsi, par exemple, en matière de téléphonie mobile, l’augmentation du nombre et de la densité des cellules peut perturber le fonctionnement d’autres systèmes de radiocommunication ou de systèmes électriques ou de guidage électronique. La redondance est la propriété des réseaux de permettre des choix alternatifs. Elle est menacée par l’apparition de liaisons critiques qui peut résulter de facteurs techniques ou organisationnels. La connaissance du système réduit l’incertitude et le risque mais peut être elle-même un facteur de vulnérabilité, lorsque l’infostructure (système de gestion ou d’aide à la gestion de l’infrastructure) est défaillante par suite d’une panne ou d’une détérioration volontaire.
Voir l'article sur Cairn.info