Alcatel et les télécommunications spatiales, la lente constitution d'un pôle industriel

Dossier  : 2001, Réseaux en orbite
Par Yves Bouvier
La Compagnie Générale d’Électricité est entrée dans la construction des satellites de télécommunications par la petite porte. Sur un marché contrôlé par les firmes américaines, la société française a bénéficié des commandes publiques pour construire tout d’abord des stations terriennes d’émission-réception. C’est toujours grâce aux commandes de l’administration française des télécommunications que se met en place l’industrie de construction des satellites (programme Télécom 1), la CGE ne s’y insérant que par la reprise des filiales de Thomson. Progressivement, les commandes européennes vont prendre le relais et ce d’autant plus que le groupe se fait de plus en plus européen (1986-1987). Il faut attendre les années 1990 et la modification du marché des satellites pour qu’Alcatel Space entre véritablement dans une logique concurrentielle.
La constitution du pôle industriel des télécommunications spatiales au sein du groupe CGE est le résultat d’une politique industrielle de long terme des pouvoirs publics ainsi que la conséquence des recompositions de l’industrie des télécommunications (accords, fusions…). Bien que n’ayant jamais été un axe fort de développement du groupe, le secteur des télécommunications spatiales d’Alcatel constitue le premier constructeur européen de satellites.
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