Périurbain et Transit-Oriented Development : un couple invraisemblable ?

Par Václav Stránský
Dans un contexte de pénurie imminente de combustibles fossiles, il est légitime de s’interroger sur la viabilité des territoires périurbains dans l’hypothèse où la voiture particulière deviendrait un mode trop coûteux. L’objet de cet article est d’apporter une contribution aux réflexions sur les possibilités de mutation de ces territoires habituellement considérés comme totalement dépendants du mode automobile. À cette fin, trois communautés de communes du périurbain francilien sont analysées sous l’angle de leur « offre » (ensemble de caractéristiques pouvant être mises au service du développement durable) aux personnes qui les pratiquent au quotidien. C’est donc le potentiel à permettre des pratiques énergétiquement sobres de ces territoires (pratiques excluant ou limitant notablement l’usage de l’automobile) qu’il s’agit de mettre en évidence, sans se prononcer sur la manière dont ce potentiel est – ou n’est pas – exploité par leurs habitants.
Fondée essentiellement sur l’observation in situ, la méthode d’analyse privilégie le contact direct avec le terrain en vue de son auscultation selon une grille de lecture s’inspirant à la fois des trois principes du Transit Oriented Development (TOD, qui renvoie à un urbanisme de la proximité s’appuyant sur une combinaison de transport collectif et de modes actifs) et d’une méthode originale d’aide au diagnostic spatial des lieux du mouvement.
À l’issue d’une mise en évidence des atouts et des faiblesses des territoires étudiés à l’aune des exigences du TOD, une réflexion est proposée sur les mesures concrètes qui pourraient être mises en œuvre, dans chaque cas, pour tirer parti de ces atouts – et atténuer ces faiblesses – afin de rendre de tels territoires moins dépendants de l’automobile.
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